Dans la tour dorée est : « … un grand salon où sont les plus belles femmes de la cour qui m’ont donné leur portrait » dit Bussy en parlant de ses « bonnes amies ». Il a placé sous les tableaux des inscriptions qui donnent des indications sur leur conduite, laquelle est rarement irréprochable.
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| Les sœurs d’Angennes |
Magdeleine d'Angennes m(a)r(éch)alle de Lafferté Seneterre,
Belle
et de bonne intention, mais à la conduite de qui
les
soins
d'un mary habile homme
n'ont pas été inutiles.
Ce que confirme La Bruyère : « Claudie attend pour l’avoir (un amant) qu’il soit dégoûté de Messaline (sa sœur) »
Catherinne d'Angennes comtesse d'Olonne
la plus
belle fame de son tems,
mais moins fameuse pour sa
beauté
que pour l'usage
qu'elle en fit.
Bussy se défend de placer des inscriptions offensantes sous les portraits de ses amies mais concède à l’une d’elles : « Il n’y a que celle-ci à double sens (…) N’est-il pas vrai, Madame, qu’on pourrait parler ainsi de la plus belle et de la plus dévote femme du royaume qui aurait tout quitté pour se jeter dans un couvent ? » Elle figure dans l’ Histoire amoureuse des Gaules sous le nom d’Ardélise.
Ce double tableau, d’une composition peu fréquente, est sans doute une copie de ou d’après Juste d’Egmont.
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Isabelle de Harville Paloiseau,
femme de
N. de Monmorancy, digne (non pas d'un homme
de plus grande qualité)
mais d'un homme plus
aymable.
Une correspondante des plus fidèles de Bussy.
Copie d’après Ferdinand Elle ou d’après les Beaubrun.
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Lucie de Tourville femme de N. de Gouville,
belle, aymable,
de bon esprit, autant capable que femme du monde de rendre un homme heureux si elle vouloit l'aymer ; une des
meilleures amies qui fut jamais.
Sœur du maréchal de Tourville.
Copie d’atelier de Juste d’Egmont.
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Isabelle Angélique de Monmorancy,
fille de Bouteville, duchesse de Chatillon puis princesse de Meclebourg,
à laquelle on ne pouvait refuser ny sa bource ny son cœur
mais qui ne faisoit pas cas de la bagatelle.
Un des personnages de l’Histoire amoureuse des Gaules.
Elle joua un rôle non négligeable pendant la Fronde.
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Gilonne de Harcour
marquise de Piennes en
premières noces, et en secondes comtesse de
Fiesque, femme d'un air admirable, d'une fortune
ordinaire, et d'un cœur de reine…
Dame d’honneur de Melle de Montpensier. Elle figure dans l’Histoire amoureuse sous de nom de Fésique. Elle avait créé un ordre galant dont elle était reine…
Copie d’atelier des Beaubrun.
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Isabelle Cecile Huraut de Cheverny marquise
de Montglat
qui par la conjoncture de son
inconstance, a remis en honneur la Matrone
d'Ephese, et les fames d'Astolphe, et de Joconde.
Elle fut le grand amour de Bussy, dont il eut une fille. Il raconte leur rencontre dans son Histoire amoureuse des Gaules. Elle appartenait à l’entourage de la Grande Mademoiselle. Elle figure dans le Dictionnaire des Précieuses de Somaize.
Copie d’atelier des Elle ou des Beaubrun.
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Marie de Beauvoir Le Loup,
femme de N. de Choiseul duc du
Plessis Praslin,
jolie, vive, fort éclairée, et particulièrement sur les deffauts d'autruy, grande ménagere de son
amitié mais ne ménageant rien pour ceux à qui elle la donne.
C’est une cousine de Bussy.
Copie d’atelier des Beaubrun.
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Catherine de Bonne marquise de la Baume,
la plus
jolie maîtresse du Royaume et la plus aymable si
elle n'eust été la plus infidelle.
Son mari la fit enfermer dans un couvent à cause de son inconduite. Bussy-Rabutin eut l’imprudence de lui confier le manuscrit de son roman, qu’elle répandit et qui fit scandale. L’inscription est particulièrement indulgente pour le tort qu’elle lui fit.
Copie de l’atelier des Beaubrun.
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Louise Antoinette Térese de la Chatre,
fille
d'Edme de la Chatre colonel des Suisses, marquise
d'Humieres,
Dame du Palais auprès de Marie Therese
d'Autriche,
femme d'une vertu qui sans être austère
ny rustique eust contenté les plus délicats.
Cousine germaine de Bussy. Femme d’esprit,
elle figure dans le Dictionnaire des Précieuses de Somaize.
Copie d’atelier des Beaubrun.
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Les attributions des portraits aux peintres cités sont, le plus souvent, le résultat de récentes analyses stylistiques dont Lucretia de Planta a fait la synthèse. |